Le cercle vicieux du petit velimeux

Ça commence normalement quand il mouille sa couche. Alors il se réveille…

Il se réveille alors il pleure. Il pleure alors il gigote. Il gigote alors il se frappe. Il se frappe alors il pleure. Il pleure alors il gigote.

Il gigote alors…

Pas besoin d’Einstein pour inventer le mouvement perpétuel…

Le Magicien

Addy-boy, le Magicien

Le voici le voilà, il est arrivé sous notre chapiteau, le petit Magicien au bonnet bleu! Son pouvoir est étonnant: il peut vous foudroyer le cœur simplement avec un regard puis vous tirer les larmes des yeux d’un simple couinement!

Il a plus d’un tour dans sa couche… Chimiste à ses heures et artiste peintre dans l’âme, il transforme magistralement le Colostrum en Méconium! Sans les mains!

Malgré tout je l’avoue, je suis tombé sous son charme!

Bienvenue chez-toi, fils!

La démesure des grands excès

Un après-midi ensoleillé, un 17 degrés à l’extérieur, un jeune homme (futur père de surcroit) en voiture qui s’en va faire une petite commission.

Au 2e coin de rue, un traînard devant lui roule à 30 km/h. D’accord, la zone en question est précisément de 30 km/h. C’est un chiffre coquet 30, mais avez-vous déjà essayé de rouler à 30 km/h? Je veux dire vraiment, en voiture, pas dans kart de golf ou en VTT sur terre battue…

Personnellement je vois deux raisons possibles pour rouler à 30 km/h: être en panne d’essence ou promener son poodle avec la portière ouverte. Mais c’est un autre débat…

Bref pour l’instant, il ne pense pas vraiment à ça et il effectue un dépassement pour se débarrasser du mollasson. Après tout, la vie est si courte pour se la faire chier à 30 km/h. Non!?

Au prochain feu de circulation, un policier au dossard jaune le pointe. Mauvais dépassement, au mauvais moment. Ça y est! Première contravention à vie, excepté un ou deux tickets de stationnements bénins.

(suite…)

Corps et âmes - Marcel S.

C’était un couple tranquille. Je ne les connaissais pas beaucoup et on se croisait rarement. C’est rare que le concierge d’un immeuble devienne le meilleur ami des locataires, vous savez; je suis plutôt le vieux monsieur invisible qu’on aime ignorer.

Vous savez quoi, c’est mieux comme ça sinon quand on devient trop amis, on doit faire la conversation et supporter les histoires de coiffures des dames et des trucs comme ça qui vous ralentissent, et on gâche le nettoyage des ascenseurs… Alors non, je ne connais pas vraiment les locataires, c’est l’immeuble qui m’intéresse.

Je me souviens que pendant la nuit du 12 au 13, il y a eu un vacarme énorme dans l’appartement No 4. Le garçon du couple revenait d’un voyage je crois, et il venait probablement de découvrir que sa copine l’avait plaqué car elle m’avait remis le double des clés de l’appartement quelques jours auparavant. Alors j’ai fais mes déductions, vous savez…

(suite…)

L’accent québécois en 5 étapes faciles

Je vais enfin coucher sur le clavier le fruit de longues années de réflexion (et surtout d’écoute) sur les critères qui sont à la base de notre cher accent québécois. Ces critères n’ont rien de scientifique, quoique je crois réellement en leur exactitude. Il se peut que je reprenne ici (sans le savoir) des références déjà existantes ailleurs. Si c’est le cas, veuillez me pardonner le larcin idéologique. Ça confirmera non seulement que mon écoute fut juste, mais aussi que les grands esprits se rencontrent!

Règle no1 : la contraction

Je suis tanné = J’s’t'anné (ou j’su’tanné)
Qu’est-ce qu’il demande? = Qu’est-ce qu’y'd’mand’?
Cette veste-là n’est pas propre = C’te ves’là est pas prop’

Règle no2 : mutation du A en Ô (inconstant)

Je ne serai pas à la fête à Laura = J’s’rai pô à’ fête à Laurô.

Règle No3 : ajout du S entre TU et TI

Penses-tu que ta tirelire est tombée? = Penses-tsu que ta tsirelire est tombée?

Règle No4 : ajout du Z entre DI et DU

C’est dur à dire = C’est dzur à dzire.

Règle No5 : sonorité OI devenue OÉ ou OÈ (en désuétude)

Toi tu vas savoir ce que je pense = Toé* tu vô savoère c’que j’pense

* la présence du “toé” et du “moé” (pourtant perçue comme LA caractéristique de notre accent) est de moins en moins présente. Toi et moi sont prononcés “toua et moua”, sauf lorsque le locuteur est choqué ou irrité.

Règle boni : tonalité plus basse

Enfin, l’étape finale pour bien maîtriser l’accent québécois (comparativement à celui des Français du moins) est de diminuer sa tonalité d’au moins un octave.

À l’opposé, un Québécois qui tente d’imiter l’accent français aura davantage de succès en augmentant sa voix d’un octave également!

Question-réponse I

J’inaugure ce matin une nouvelle sous-catégorie de l’école des mots. En fait, c’est plutôt l’école de l’insignifiance, mais bon. Vous allez comprendre… Pour le premier billet de cette catégorie, DEUX exemples:

Contexte: Extrait vidéo d’une compétition de patinage artistique.
Elle: Qu’est-ce qu’on fait si notre fils veut apprendre le patinage artistique?
Lui: Y’existe des familles d’accueil.

Contexte: Pub télé qui teste la solidité d’un papier hygiénique avec… un oeuf.
Elle: Qui est-ce qui va aller mettre un œuf sur son papier-toilette anyways?
Lui: C’est que pour leur exemple, y’avaient le choix entre montrer cet œuf ou un gros ét*** bien pâteux.

La Grêle (cours vite)
La grêle est un type de précipitation qui se forme dans des orages particulièrement forts lorsque l’air est très humide et que les courants ascendants sont puissants.

Je suis un collectionneur. Promeneur craintif et méthodique, je traîne toujours avec moi ma collection. Pas assez agile ni rapide pour les esquiver, pas assez intrépide pour les relancer directement, je sais seulement les ramasser pour les conserver. Les grêlons.

Je reste chaque fois surpris d’en recevoir de nouveaux, puis je me penche ensuite pour les garder. Je me dis que ce n’est pas si grave. Je les enfouis dans mes poches en souriant. Je sais que là, ils ne fondront pas. Là, ma mémoire les figera dans un hiver à leur mesure.

Car je les garde tous. Ceux qui pincent comme ceux qui cognent; les rondelets comme les perçants. Chacun sur moi possède la trace d’une ecchymose. Chacun devient alors un talisman, comme un moyen d’espérer que ce grêlon ne reviendra pas deux fois heurter la même partie.

Et je le sais bien… Un jour ma collection me paralysera, me glacera sur place. Ce jour-là je n’aurai d’autre choix que de m’en débarrasser. J’aurai attendu trop longtemps.

Je serrerai alors les deux poings au fond de mes poches. Je les extirperai tous en un grand élan, les bras impatients de m’en départir mais les doigts ralentis par l’atrophie des souvenirs glacés.

Puis je te les relancerai.

L’unique averse soudaine qui jamais ne se sera évaporée; mille et une gouttes de givre et de rancunes voleront vers toi.

Pars loin. Cours vite. Et prie pour que la distance les fasse fondre.

y’a des fois, comme ça, y’a pas assez de pierres

- Forrest Gump

La minute Pavlov

Cornet à la crème

Vooiiilà.

Est-ce que je vous fais saliver?

L’effet TLMEP sur l’Habitant, prise 2

La prise 1, c’était celle-ci. La prise 2 est arrivée dimanche dernier.

Pour ceux et celles qui ne le savent pas encore, j’administre -entre autre- le site web cinéprofil.com où les gens peuvent coter et critiquer des films.

Dimanche dernier à Tout le monde en parle, Monique Mercure s’est fait questionné sur sa participation au film Deux femmes en or.

Habituellement, le titre de ce film est (depuis plusieurs années déjà) toujours dans le top 3 des phrases-clé que les visiteurs utilisent pour parvenir sur le site. Par jour, 2 à 6 personnes (ou une quarantaine par semaine) découvrent Cinéprofil grâce à ce film de Fournier.

Dimanche dernier, c’est 33 personnes qui ont atterri sur Cinéprofil grâce à TLMEP. Le lendemain, lundi: 32 personnes également. Soit près de six fois plus d’intérêt pour la phrase-clé qu’à l’habitude!

Corps et âmes - Nadine D.

J’ai entendu dire quelque part qu’on ne peut pas rêver - au sens propre - de mourir. Que ce soit une chute dans le vide, une voiture qui fonce vers nous… L’esprit se refuse toujours à franchir cette barrière ultime, inconnue pour lui, inimaginable… et le corps se réveille. Me concernant, le réveil est un soulagement incomplet, partagée entre l’étonnement d’être toujours vivante et l’accablement du choc subit. Comme si sortie de l’eau, ma gorge était toujours remplie d’eau saumâtre. Je me levais du lit à demie soulagée avec l’impression d’avoir toujours un poignard planté dans le dos.

Ça m’arrivait de plus en plus depuis l’absence de Dany. J’allais prendre un verre d’eau, le coeur encore battant, en regardant les chats de ruelle se nettoyer calmement sous la lumière cireuse des lampadaires pour tenter de me calmer. Puis quand je croyais être assez remise, j’allais me recoucher. Je croisais toujours sur mon chemin un vieux chandail de Dany ou un de ses livres laissé sur le comptoir. De petits signes que je n’avais pas remarqué la veille, ni depuis son départ pour l’expérience, comme un fantôme de lui-même effleurant le monde laissé derrière lui. Lui qui était déjà pratiquement invisible avant son départ… Ça me rappelaient étrangement que cette sensation de poignard me faisait la même sensation que sa décision.

(suite…)

Prise de conscience

L’homme sage se rend compte qu’il est grand temps de surveiller son poids lorsque sa blonde enceinte commence à porter ses chandails… qui ne lui font plus à lui-même.

:(

4:04 Sleep Not Found

Déformation professionnelle oblige, ça me fait toujours un peu marrer quand je me réveille trop tôt le matin -tiré du sommeil par quelque vilaine insomnie aléatoire- et que le cadran indique… 4:04. Cela marque définitivement une erreur de cycle de sommeil!

Si seulement je pouvais faire un rechargement instantanné à la F5 dans ces cas-là! ;-)